Paschimottânâsana

 

Paschimottânâsana

 

PASCHIMOTTÂNÂSANA (posture de l'ouest)

Du point de vue symbolique, cet âsana signifie "posture qui fait passer l’énergie le long de la moelle épinière" de la base de la colonne vertébrale jusqu’au sommet du crâne.

C’est un âsana qui peut être pratiqué par tous et à tout âge, dans la mesure de ses propres limites, sans confondre "étirer" avec "tirer".

Exécution de la posture :

  • S'asseoir au sol, membres inférieurs tendus devant soi
  • Soulever les fessiers et les repousser vers l'arrière en les reposant au sol afin de redresser le dos.
  • Poser les mains à plat sur les cuisses
  • En expirant basculer le buste en avant en poussant le haut du torse vers les membres inférieurs par un mouvement partant de l'articulation des hanches et en glissant les mains vers les pieds.
    Un mouvement lent et continu jusqu'à atteindre et accepter ses limites.
  • Pendant le maintien de l’âsana, fixer son attention au dos et la nuque qu’il faut relaxer en profondeur et ainsi éviter les crispations qui gênent la circulation du sang et de l’énergie.
  • Quand la détente dans l’âsana est totale, se concentrer sur Manipura chakra (plexus solaire) au niveau du nombril tout en respirant calmement par l’abdomen afin de masser les viscères ainsi que les plexus du ventre.

Quitter la posture :

  • Le retour est tout aussi important que la prise de posture. Il se fait tranquillement avec la même présence mais dans ce cas précis avec le dos arrondi afin de dérouler progressivement le dos au sol jusqu'à y déposer les épaules, le dos et la tête.
  • Rester ensuite quelques instants en Shavâsana dans l'immobilité et le silence afin d'intégrer en pleine conscience les effets de la posture

Effets de la posture :

  • Assouplissement de la colonne vertébrale.
  • L'étirement de la colonne vertébrale et la relaxation des muscles dorsaux agissent directement sur les systèmes nerveux végétatif et cérébro-spinal qu’ils détendent et régénèrent.
  • Le relâchement complet de la région cervicale étire les nerfs rachidiens, retentissant sur le tronc cérébral ainsi que sur les centres nerveux du cervelet et du cerveau, améliorant ainsi le fonctionnement de l’hypophyse, de l’hypothalamus et de la thyroïde, grâce à une meilleure irrigation.
  • La respiration abdominale, en massant les viscères, rééquilibre le fonctionnement de l’intestin, du foie et des plexus correspondants. Les fonctions digestives sont stimulées et l’assimilation s’améliore.
  • Paschimottânâsana permet une intense irrigation des reins qu’elle étire et par son rythme régulier, la respiration abdominale contribue à stimuler leur fonctionnement.

De par ces effets, Paschimottânâsana est utile dans les cas suivants :

  • Anxiété
  • Constipation
  • Hémorroïdes
  • Diabète
  • Troubles circulatoires et vasculaires

Contre-indications

  • Inflammation du nerf sciatique
  • Hernie discale

Dans ces cas, il faut replier légèrement les jambes pour ne pas tirer sur la colonne vertébrale.

Dans la pratique du Yoga, il est indispensable d’avoir étouffé et éliminé tout esprit de compétition qui anime la plupart des occidentaux, toujours pressés qu’ils sont d’être les premiers, d’être les meilleurs.
Chacun doit apprendre à accepter ses propres limites et les respecter car la douleur éprouvée dans le corps est toujours un signal d’alarme, mais également une contrainte alors que le yoga doit toujours se faire dans le confort.

Nota :

Toujours garder à l'esprit la définition clé de l'âsana. La posture doit répondre à deux exigences : être stable et agréable de façon à pouvoir installer le corps dans celle-ci longtemps, sans effort et avec aisance. Quand l’entraînement dans la posture permet de la garder fermement, tout en se sentant à l’aise, alors le but est atteint.

 
 

Article Dany Loriole-Martin enseignante de Yoga
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